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Buddiz

Motivation sport : pourquoi on abandonne et comment tenir

Par Valentin Harrang, Fondateur de Buddiz. Mis à jour le .

L’essentiel

  • On n'abandonne pas le sport faute de volonté le premier jour. On décroche plus tard, un soir où rien ne nous attend : pas d'heure fixe, personne qui compte sur nous.
  • Ce qui aide à tenir, c'est moins la motivation que l'organisation : un créneau fixe, un objectif modeste, et surtout d'autres personnes.
  • Une méta-analyse de 44 études (Burke et al., 2006) montre que s'entraîner dans un vrai groupe, soudé, fait mieux qu'un cours collectif où l'on ne se parle pas, et que garder un contact fait mieux que s'entraîner seul sans personne.
  • Sur Buddiz, sur 364 sportifs venus pour la première fois à une session de club en 90 jours, 137 sont revenus au moins une deuxième fois.

Pourquoi la motivation lâche

La motivation du début est réelle, mais elle ne dure pas : elle porte les premières semaines, quand tout est nouveau. Ensuite, chaque session redevient une décision à prendre, seul, au mauvais moment : après le travail, quand il pleut, quand le canapé est plus proche que la salle.

Trois choses font pencher la balance du mauvais côté :

  • Rien n'est fixé : « j'irai demain » se reporte sans fin quand aucune heure n'est posée.
  • Personne n'attend : manquer une session ne coûte rien à personne, donc on la manque.
  • L'objectif est trop gros : viser cinq sessions par semaine dès le départ, c'est s'assurer de « rater » dès la deuxième semaine, et d'arrêter.

L'abonnement à la salle qu'on n'utilise plus

C'est le cas d'école. On s'inscrit en janvier, motivé, on y va trois fois la première semaine, puis une, puis plus du tout, et le prélèvement continue. La salle est ouverte tout le temps, ce qui est pratique et piégeux à la fois : puisqu'on peut y aller n'importe quand, on n'y va jamais à une heure précise.

Ce qui change la donne, ce n'est pas un meilleur programme, c'est un rendez-vous :

  • Un partenaire de salle : quelqu'un avec qui on a dit « mardi 19h ». On y va parce qu'il y va.
  • Un créneau fixe dans la semaine : le même jour, à la même heure, comme un rendez-vous chez le médecin.
  • Un cours ou une session de groupe : l'heure est imposée, et des visages reviennent d'une semaine à l'autre.

Ce que dit la recherche sur le groupe

En 2006, Shauna Burke et ses collègues ont rassemblé 44 études sur les programmes d'activité physique et comparé quatre façons de s'y prendre : seul chez soi sans aucun contact, seul chez soi avec un suivi, en cours collectif classique, et dans un « vrai groupe », dont la cohésion est travaillée (on se connaît, on a un but commun). Leur méta-analyse aboutit à une hiérarchie claire :

  • le vrai groupe fait mieux que le cours collectif classique ;
  • le cours classique ne fait pas significativement mieux que l'entraînement chez soi avec un suivi ;
  • avec un contact, l'entraînement chez soi fait mieux que sans aucun contact.

Leur conclusion pour qui organise une activité : donner de l'importance au contact et au soutien social. Autrement dit, être dans la même salle que d'autres ne suffit pas. Ce qui compte, c'est de se connaître et d'avoir une raison de se retrouver.

Comment tenir, concrètement

  • Pose un rendez-vous, pas une intention : un jour, une heure, un lieu, chaque semaine.
  • Trouve quelqu'un : un collègue, un voisin, ou un groupe près de chez toi. La personne compte plus que l'activité.
  • Vise petit : deux sessions par semaine tenues valent mieux que cinq prévues.
  • Mesure la régularité, pas la performance : le bon indicateur, c'est le nombre de semaines où tu y es allé.
  • Prévois le jour sans : une session courte plutôt que rien garde le fil.

Retrouver des gens avec qui y aller

C'est ce que Buddiz fait : te faire retrouver des gens du coin pour courir, rouler, marcher, jouer ou s'entraîner, à un créneau fixe. Les clubs y publient leurs sessions de la semaine, et chacun peut proposer la sienne. Sur les 90 derniers jours, 364 sportifs sont venus pour la première fois à une session de club, et 137 sont revenus au moins une deuxième fois : la première venue est la plus dure, la suite tient au groupe.

Tu es coach ou tu gères une salle, et tes adhérents décrochent faute de motivation ? Tes sessions sur Buddiz leur donnent quelqu'un avec qui venir : ce que Buddiz apporte aux coachs.

Questions fréquentes

Pourquoi on abandonne le sport ?

Rarement par manque de volonté au départ. On décroche quand l'élan des premières semaines retombe et que chaque session redevient une décision à prendre seul : sans heure fixe, sans personne qui attend, avec un objectif trop ambitieux, on finit par ne plus y aller.

Comment garder la motivation pour aller à la salle de sport ?

En remplaçant la motivation par un rendez-vous : un créneau fixe dans la semaine, et si possible un partenaire avec qui on s'est engagé. On y va parce que quelqu'un y va avec nous.

Est-ce plus facile de faire du sport en groupe ?

Oui, à condition que ce soit un vrai groupe. Une méta-analyse de 44 études (Burke et al., 2006) montre qu'un groupe soudé fait mieux qu'un cours collectif où l'on ne se connaît pas, et qu'un contact régulier fait mieux que s'entraîner seul sans personne.

Comment se remettre au sport après avoir abandonné ?

Repars petit : une ou deux sessions courtes par semaine, à heure fixe, avec quelqu'un. L'objectif des premières semaines est de revenir, pas de progresser.

Ne te motive plus seul.

Trouve des gens près de chez toi, à ton niveau, avec un rendez-vous chaque semaine.

Voir les sessions près de chez toi

Chiffres au 2026-10-28.

  • Étude : Burke, Carron, Eys, Ntoumanis et Estabrooks, « Group versus individual approach? A meta-analysis of the effectiveness of interventions to promote physical activity », Sport & Exercise Psychology Review, 2006 (44 études, 214 mesures d'effet). Résumé consulté le 28/10/2026 sur le site de l'université de Birmingham.
  • Sessions Buddiz : sur les 90 derniers jours, premières participations à une session de club (confirmées, sans désistement ni absence pointée, hors créateur de la session) de membres déjà inscrits sur Buddiz : 364, dont 137 revenues au moins une deuxième fois.
  • Ce que l'article ne chiffre pas : la part d'abonnements de salle inutilisés en France. Aucune étude française représentative n'a été trouvée au 28/10/2026.

Le sport à plusieurs, près de chez toi.

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